17 novembre 2011

L’obsolescence

Pour faire ressortir adéquatement le concept d’obsolescence, je vais partir d’un cas singulier, d’un exemple pour terminer par une loi générale qui s’illustre dans un phénomène nouveau. Franz Kafka a écrit un roman, l’Amérique, qui s’apparente au roman conventionnel de son époque. Avec La métamorphose, Le procès et Le château, Kafka innove et rend l’exégèse de son œuvre fort complexe. Il lui faudra quelques décennies pour qu’il soit reconnu comme un romancier d’avant-garde et important. Mais tout cela ne durera pas, car ces trois... [Lire la suite]
Posté par karlus1972 à 13:47 - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 novembre 2011

La perte du sens

À la fin du 19e siècle, un penseur avait prédit qu’avec la mort de Dieu la question du sens de la vie ne se poserait plus et que nous deviendrions indifférents et tièdes, dépassionnés de la question divine. Comment cela s’est-il passé au juste? Il se pourrait que la conception d’une vie heureuse après la mort ce soit sécularisée à un certain moment donné pour devenir une vie heureuse ici et maintenant durant l’existence terrestre. Il se peut aussi que ce soit le socialisme et le communisme et leur solidarité-équité qui aient incarné... [Lire la suite]
Posté par karlus1972 à 13:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]
17 novembre 2011

Argument 5

  Dans un débat, celui qui professe des opinions communes ne déteste pas tant son adversaire du fait qu’il se pose en objecteur avec des propos différents, mais le fait que celui-ci ose se servir librement de son autonomie de jugement.  
Posté par karlus1972 à 13:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]
17 novembre 2011

Argument 4

  Dans l’argumentation il nous est possible d’utiliser les connaissances et préjugés du sens commun, car comme le dit si bien Aristote : ce qui semble juste à beaucoup, nous disons que c’est vrai.  
Posté par karlus1972 à 13:44 - Commentaires [0] - Permalien [#]
17 novembre 2011

Argument 3

Selon Sénèque, chacun aime mieux croire que juger par lui-même. Et c’est ainsi que se pose la question de l’argument d’autorité. Plus nos connaissances et nos compétences sont restreintes plus il nous est facile de croire à l’autorité de spécialistes. Ce qui fait aussi, évidemment, que plus nos connaissances sont de premier ordre, moins on est sensible aux arguments d’autorité. Ainsi "les gens du commun ont un profond respect pour les spécialistes de tout ordre". Il se passe donc quelque chose d’étrange qui est le fait que ceux qui... [Lire la suite]
Posté par karlus1972 à 13:39 - Commentaires [0] - Permalien [#]
17 novembre 2011

Argument 2

Dans les Topiques Aristote tient à nous mettre en garde ainsi : il ne faut pas se jeter dans la controverse avec le premier venu. Au contraire, il faut participer au dialogue, à l’échange, au débat avec un amant de la vérité. Il faut que si l’on détient une vérité que notre interlocuteur soit à même de l’avouer comme étant telle. Aristote admet même que l’on ne trouve pas plus d’une personne sur cent qui puisse remplir ces conditions. Dans le cas où la personne ne serait pas apte, il s’en suivra nécessairement que son discours sera un... [Lire la suite]
Posté par karlus1972 à 13:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 novembre 2011

Argument 1

Lorsque l’on discute avec un interlocuteur qui ne maîtrise pas bien l’abstraction, il arrive que l’échange se termine abruptement par un argument massue, un argument passe-partout qu’il a appris à utiliser pour ne pas se dévoiler incompétent et ignorant. L’argument est le suivant : c’est peut-être vrai en théorie mais ce ne l’est pas en pratique. Il s’ensuit que l’on ne peut plus rien dire après cette apparence de vérité universelle. Il en va de soi, que cet argument n’en est pas un. Ce qui est vrai en théorie est aussi vrai en... [Lire la suite]
Posté par karlus1972 à 13:35 - Commentaires [0] - Permalien [#]
16 novembre 2011

Le Procès

Dans son roman le plus célèbre, Le procès, Franz Kafka termine sur une scène où son héros Joseph K. est littéralement mis à mort. Cette éxécution suivant une mise en accusation incertaine peut être considérée comme symbolique. En fait, au travers du procès intenté à K., c’est du procès contre l’humanité qu’il sagit dans ce récit. Mais l’Homme est coupable de quoi au juste? On pourrait dire que chacun nous sommes coupables d’exister sur le mode de la banalité du caractère absurde de l’existence humaine. Banalité qui est insurmontable... [Lire la suite]
Posté par karlus1972 à 15:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]
16 novembre 2011

La grande entreprise

Avec la post-modernité, l’entreprise en est venue à occuper une place hégémonique dans la vie du travailleur. "Désormais, le capitalisme ne peut plus être désigné négativement. Nous entretenons avec lui une relation fusionnelle. La domination s’appelle partenariat et l’exploitation se nomme gestion des ressources humaines." Les grandes entreprises en sont même venues à instaurer une relation de maternage. Comme on dit de l’état-providence qu’il est un état qui vient au secours des citoyens, qui pour d’aucuns est infantilisant, de... [Lire la suite]
Posté par karlus1972 à 15:56 - Commentaires [0] - Permalien [#]
15 novembre 2011

La prostitution

J’ai longtemps cru que la prostitution était un problème que l’on ne pouvait résoudre ou enrayer. Au mieux, on pouvait tout de même l’adoucir. C’est-à-dire passer à une décriminisation-légalisation et reconnaissance avec tous les avantages d’un travailleur : assurance chômage, assurance médicament, bourse pour reprendre les études, soin pour guérir de la toxicomanie. Ainsi je me suis mis à imaginer des conditions optimales. Donc que la prostitution se ferait dans des lieux réservés, propres, sécuritaires, sans violence, calmes et... [Lire la suite]
Posté par karlus1972 à 17:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]